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vendredi 30 avril 2010

Récit : L'imitateur

Londres, quartier de Whitechapel, printemps 2010

L'homme plongea son couteau dans le corps de sa victime. Il savoura le contact du sang qui coulait le long du manche de l'arme. Puis il entreprit d'éviscérer la femme. Il retira soigneusement les viscères. Ensuite il éparpilla les organes autour d'elle dans son appartement sauf le coeur qu'il rangea soigneusement dans sa sacoche. Il prit un pinceau et entreprit d'écrire "From Hell" sur un des murs avec le sang.


Pour finir, après avoir contemplé la prostituée morte, il alla dans la salle de bain et se lava soigneusement les mains.Lorsque cela fut fait, il sortit silencieusement de la chambre de bonne qu'utilisait la prostituée. Il descendit les escaliers, un sourire dément sur son visage. Certes, il n'était pas encore aussi bon que Le Jack l'Eventreur mais il savait que la presse l'avait déjà qualifié d'imitateur surdoué et que le Yard le recherchait. Peu lui importait, ce qui comptait était l'immortalité qu'il gagnait en imitant Jack.

Il souriait toujours dans la rue lorsque, dans la rue, il fut bousculé par un homme de grand taille. Celui-ci s'excusa en grommelant puis après avoir fait une dizaine de pas, parla dans le micro qu'il avait au revers de sa veste.

"Ici Larsen. Il se dirige vers vous. Homme de trente ans, européen avec une sacoche de docteur et un trench-coat noir. Vous me l'interceptez !"

Quelques heures plus tard, dans un entrepôt de Londres.

L'homme était attaché à demi nu sur une chaise. Depuis plusieurs heures, une brute moustachue le frappait régulièrement mais sans violence excessive, juste de quoi le mettre en condition. D'autres hommes le surveillaient ou paraient sur son temps de survie.

Un bruit de canne retentit dans l'entrepôt. Les conversations moururent aussitôt. Une voix bien éduquée se fit entendre, venant de derrière le tueur :

-"D'après vos papiers, vous êtes William Victor. Puis-je m'enquérir de la raison qui vous pousse à reproduire les méthode de Jack l'Eventreur ?"

Victor cracha un peu de sang :

-"C'est pour la gloire. Lorsque la police m'arrêtera, je serai reconnu comme le vrai successeur de l'Eventreur. Et alors là, mon nom sera à jamais associé à sa renommée. Vous comprenez, hein ?"

-"Vous m'en voyez extremement désolé mais je ne crois pas que la police vous arrêtera pas plus que vous n'aurez votre quart d'heure de célébrité."

L'imitateur se tordit le cou pour essayer de voir l'homme qui parlait.

- "Mais vous êtes qui, bordel ? Vous êtes qui ?"

L'inconnu se rapprocha vers lui toujours par derrière. Il pouvait sentir la chaleur inhumaine qui en émanait.

-"Qui suis-je ? Quelqu'un qui n'aime pas être imité par des amateurs. Mr Larsen, pourriez-vous s'il vous plaît prendre soin de Mr Victor?"

La brute moustachue s'approcha du tueur et lui flanqua alors un uppercut qui lui fit perdre connaissance.

Quelques minutes plus tard, le colosse attachait des poids aux pieds du tueur et le balançait dans la Tamise. Il observa le corps qui coulait lentement. Une voiture de luxe s'arrêta à côté de lui et la vitre du passager s'abaissa silencieusement. Larsen s'approcha du véhicule et se pencha :

- "C'est fait, Mr Nergal."

vendredi 1 janvier 2010

Récit : Une bonne année

Dans le grand hall de la Fondation Stratos, il y avait foule. De toutes les agences du monde entier étaient venus des hommes, des femmes, des non-humains et des robots qui partageaient un même idéal. Et pour une fois, ce n'était pas une situation de crise qui justifiait un tel rassemblement. Non, c'était la fête de Saint-Sylvestre. Même si tous les participants ne croyaient pas à cette fête, ils appréciaient de pouvoir se retrouver.

La fête battait son plein. Autour des tonneaux de bières naines, Red et Daxiongmao se livraient à leur concours de beuverie annuel. Sur la piste de danse virevoltaient elfes, humains et humanoïdes divers. Autour des buffets, les équipes se mélangeaient échangeant anecdotes et vantardises.

D'où il était, Roland Stratos apercevait Eric Parnel de la Z-team montrant un semblant de détente une coupe de champagne à la main, Don le Dino faisant un numéro de jonglerie avec pas moins de 28 assiettes (la casse viendrait plus tard) et Boris Mouromets éclatant d'un rire tonitruant à une plaisanterie salace d'Annabelle Herian et même le Frère Gidéon en souriait.

Il s'avança alors vers l'estrade et tapota le micro. Le silence se fit plus ou moins dans la salle.

"Mes amis ! Je crois que l'heure est venue ! Dans 3, 2 1 seconde... Je vous souhaite une bonne année !"

Un fracas de vaisselle brisée se fit alors entendre. Le numéro de Don venait de se terminer en beauté comme chaque année.

jeudi 5 novembre 2009

Tournoi : Le Retour des Champions

Nergal s'ennuyait. Aucun défi ne s'était offert à lui ces derniers temps. Le seigneur de la pègre londonnienne broyait du noir et quand cela arrivait, le pire pouvait se produire.

Son âme damnée, Abraham Larsen, essayait de lui remonter le moral :

"Mr Negal, ne vous laissez pas aller. Vous allez bien trouver quelque chose ? Aller chasser avec vos vélociraptors, ça ne vous tente pas ?"

Nergal soupira :
"Pfff, déjà fait."

D'un coin de la pièce s'éleva la voix de Denis, le chef des Hell Skulls

"Je peux vous organiser une petite guerre des gangs , si vous voulez. Je demande à mes gars, ils se feront un plaisir."

"La dernière fois, ça n'a pas été un franc succès, Denis. Vous avez envoyer une princesse royale dans le décor avec vos acrobaties et la Reine n'a pas trop apprécié..."

On frappa à la porte du bureau. Melle Iris, l'assistante personnelle de Nergal, entra sans attendre de réponse, un pli à la main.

"Mr Nergal, une invitation à la prochaine garden-party de la Fondation Stratos, le Dimanche 8 Novembre. Vous devriez y jeter un coup d'oeil"

"La dernière fois... Disons simplement que ce fut un vrai massacre."

"Oui mais cette fois le combat sera plus important. Les invités ont réclamés plus de petits fours. 200 unités chacun."

"Hum... Répondez leur que je viendrai alors..."

mercredi 16 septembre 2009

Récit : Réveil

1981, Patagonie, Installation de recherche Fenris.

Il baigne dans un liquide, oscillant doucement.

Flashs lumineux !

Douleur !

Il ouvre les yeux. Tout est noir.

Des souvenirs lui reviennent à l'esprit : des défilés, des livres qui brûlent, des combats dans des villes sous la neige, un petit homme moustachu qui le félicite de participer au projet Ragnarok...

Mais impossible de se souvenir de qui il est ou de ce qu'il fait ici.

Un autre éclair de lumière.

Il entend des voix.

Quelqu'un est en train d'ouvrir la cuve. On vient le chercher.

Il émerge de la cuve. Les hommes, bien que visiblement des soldats aguerris, ont un geste de repli. L'un d'eux s'exclame : "Merde ! Ils avaient réussi ces salauds ! Abattez-le."

Ses instincts sont plus rapides que sa pensée. Il bondit sur le plus proche avant qu'ils n'aient réagi et l'éventre de ses griffes. Ses griffes ? Il contemple ses mains abasourdi. Elles sont plus grandes et plus poilues que dans son souvenir et surtout elles ont des griffes.

Mais il n'a pas le temps d'y réfléchir. Déjà les soldats se reprennent et ouvrent le feu. Des balles le touchent mais il ne ressent quasiment pas la douleur. Il rugit et se jette sur ses assaillants. Il déchire, mord, arrache et démembre, sombrant dans une frénésie sanguinaire. Le silence retombe. Ses griffes dégoulinent de sang.

Il se redresse. Il se souvient. Il avait, il a toujours une mission. Il franchit difficilement la porte, remonte des couloirs qu'il ne se souvient pas avoir déjà parcouru et pourtant dont il connait la configuration. Il sait qu'il doit se presser. D'autres soldats pourraient venir...

Il parvient devant une porte fortement blindée avec un clavier. Se penchant, il compose un code dessus du bout des griffes : 30-01-1933. Il se souvient vaguement qu'il y a longtemps, on lui avait dit que cela ouvrait un coffre sur deux avec 20-04-1889.

Les vérins hydauliques lachent un sifflement pendant que la porte coulisse lentement. Il s'avance et contemple une caverne rempli de tubes dans lequelle des silhouettes s'agitent déjà.

Tandis que des hommes-loups encore dégoulinant de fluides de suspension s'en extraient, se regroupent et se rapprochent de lui, il se dresse, les dominant de sa taille, et s'adresse à eux :

"Je suis Ragnar ! Je suis venu vous délivrer ! "

Des grondements lui font écho.

Il lève alors ses griffes sanglantes, gronde et les contestations se taisent. Les autres hommes loups l'écoutent.

"Nous sommes un peuple. Nous sommes une race. Nous sommes l'avenir et nous allons survivre ! Etes-vous avec moi ?"

Et la foule rugit son assentiment :

"RAGNAR ! RAGNAR ! GRIFFES-SANGLANTES ! RAGNAR ! RAGNAR ! GRIFFES-SANGLANTES !"

samedi 5 septembre 2009

Récit : Une grande nouvelle

Le vampire déboula en trombe dans le cave, l'écume sanglante à la bouche. Il était si hystérique que ses pairs furent obligés de le maîtriser. Après plusieurs minutes d'immobilisation, il réussit à se calmer.

"J'ai appris quelque chose de très important. Il y a une grande réunion de toutes les factions dans moins de 10 jours."

L'information remonta à toute allure le long de la chaîne hiérarchique de la Confrérie du Sang jusqu'au Conseil des Dix.

Peu de temps après, dans un vaste salon tendu de velours pourpre, 9 vampires se regardaient en chiens de faïence. Le messager n'était plus qu'un petit tas de cendre. L'ambiance était lourde de tension. A la moindre provocation, au moindre geste mal interprété, le sang coulerait.

L'un d'eux cracha : " C'est inadmissible ! Nous sommes pas au courant !"

Une voix plus doucereuse lui répondit : "Nous allons appeler le Créateur. Il pourra nous en dire plus."

Une main fine se tendit vers un énorme téléphone rouge, composa un numéro et attendit patiemment. Les autres vampires, tout en prenant un air très dégagé, tendirent l'oreille.

"Bonjour. Je m'excuse de vous déranger en pleine création."

"..."

"Oui, c'est la Confrérie du Sang. Voilà, nous avons un petit problème."

"..."

"C'est simple, il semblerait que la Fondation Stratos organise une grande réunion sur Paris le dimanche 13 Septembre. Et tout le monde est invité sauf nous. C'est pas juste..."

"..."

"Ah ! C'est juste un oubli. Vous allez nous arranger ça ?"

"..."

"Ouf ! Merci beaucoup. Et il y aura qui, si c'est pas indiscret ?"

"..."

"Mince, Nergal lui-même se déplacera ? Et une équipe d'élite de la Fondation aussi ?"

"..."

"Et la meute de Ragnar sera aussi présente ? Et la Cour de l'Hiver Eternel envoie un bataillon d'archer et de Trolls ?"

"..."

"Non c'est pas vrai !"

"..."

"Eh les potes, vous avez entendu ! Le Cercle de l'Aube Gris a promis d'animer la réunion par l'invocation de succubes !"

"..."

"Excusez-nous du dérangement. Je comprend, vous avez beaucoup de choses à faire."

"..."

"Au revoir et merci encore."


Le vampire raccrocha puis sourit aux autres membres du Conseil des Dix :

"Messieurs, on se prépare ! La réunion aura lieu le Dimanche 13 Septembre dans la salle de la boutique Game Center à Paris. Fourbissez vos crocs, il y aura du beau monde."

L'ovation qui s'en suivit fit trembler la poussière sur les tentures.

mercredi 20 mai 2009

Récit : Sacrifice

L'homme titubait, il perdait du sang par plusieurs blessures mais refusait de s'avouer vaincu. Après tout, il était frère Raphael de l'Ordre de Saint-André et seule la mort délivrait un Néo-Croisé de son devoir. Il avait réussi à s'infiltrer dans un Temple du Cercle de l'Aube Grise détenant un Pseudomonarchia Daemonum et à en ressortir avec l'ouvrage impie. Le reste de son équipe ne s'en était pas sortie, paix à leurs âmes.

Il savait que si il atteignait le point de rendez-vous, frère Gidéon se chargerait de l'ouvrage. Puis il entendit les murmures.

"Je sens la peur..."

"Moi aussi."

"Il est proche."

"Très proche"

"Les maîtres nous récompenseront."

"Oh oui, ils nous donneront sa chair à dévorer et ses os à ronger."

Frère Raphael frémit. Ce n'était pas la peur de la mort qui lui nouait les tripes mais celle d'échouer. Il se faufila entre deux buissons et se retrouva nez-à-nez avec les deux démons qu'il avait entendu. Si le premier était une montagne de muscle doté de cornes impressionnantes, le deuxième était d'une maigreur ascétique avec des griffes effilées.

"Tiens, tiens, tu as vu ? Je crois que nous l'avons trouvé."

"On va jouer un peu avec lui avant de le ramener aux maîtres, non ?"

Le démon musclé se jeta sauvagement sur lui mais le Néo-Croisé avait eu le temps de dégainer sa lame. Le monstre s'empala dessus. Une grimace de frustration déforma ses traits tandis qu'il s'écroulait sur le sol.

Il se retourna rapidement pour faire face à son deuxième adversaire. Mais le démon mince était un adversaire plus dangereux. Il virevoltait autour de lui, lui lacérant les chairs et lui sapant lentement ce qui lui restait de forces. Frère Raphael s'effondra à genoux, retenant désespérément ses entrailles. Le démon se pencha vers lui :

"Alors, tu es prêt à mo..."

Il fut interrompu par une balle lui traversant le crâne. Le Néo-Croisé soupira de soulagement en voyant apparaître Frère Gidéon.

"Frère, je ..."

"Ne parlez pas, Frère. Je vous ai repéré aux bruits de combat. Je vais vous amener à l'hélicoptère."

"Non... Je suis... trop blessé. Je vous ralentirai... Prenez le livre et partez... Laissez-moi votre arme... et je les retarderai."

"Comme vous voudrez, Frère."

Les 2 Néo-Croisés échangèrent leurs biens. Frère Raphael tendit un détonateur à son ami. Puis Frère Gidéon partit en courant vers l'hélicoptère. Au bout de quelques minutes, il commença à entendre les bruits de coups de feu. Frère Raphael livrait son dernier combat et tâchait de lui gagner par sa mort de précieuses minutes. Il parvint au véhicule. Le vacarme allait crescendo puis s'arrêta brutalement. Frère Gidéon murmura : "Ego te absolvo, mon Frère. Ton sacrifice ne sera pas oublié...". Puis il pressa le détonateur.

Une explosion illumina la nuit tandis qu'il décollait.

dimanche 10 mai 2009

Récit : Premier jour

Quelque part au-dessus de l'Amérique du Sud, 3 heures du matin, Cessna 404 Titan de la Fondation Stratos.

Annabelle Herian s'étira voluptueusement. Ça faisait à peine 24 h qu'elle était à la Fondation Stratos et ils l'envoyaient déjà sur le terrain. C'était parfait, elle n'aurait pas beaucoup aimé se retrouver coincée derrière un bureau. Elle avait suivi le briefing d'une oreille seulement. Après tout, elle n'était pas là pour des conférences mais pour de l'action. Elle se renfonça dans son siège et observa ses compagnons de voyage. La plupart d'entre eux étaient des célébrités dans le milieu de l'archéologie occulte ou de légendes urbaines.

Aux commandes de l'avion, se trouvait Camilla, vêtue de cuir rouge. Elle ne l'aimait pas et ça semblait réciproque. Cette vampire était froide et dédaigneuse. Et en plus, malgré ses 400 ans, elle n'en faisait pas plus de 30 ans. D'après ce qu'elle avait entendu dans les couloirs de la Fondation, peu de personnes l'appréciaient mais tous la respectaient. Et pourtant certaines rumeurs qui couraient sur son compte n'étaient pas des plus flatteuses.

Elle se tortilla sur son siège pour regarder le passager situé à l'arrière. D'une carrure impressionnante et doté de deux belles cornes et d'une peau d'un rouge incendiaire, il lisait un comic tout en sirotant calmement une bière. Red était un des rares démons à être avec la Fondation Stratos. Elle avait déjà eu l'occasion de l'observer à l'oeuvre lorsqu'elle était encore free-lance. C'était un grand gars tout simple qui aimait par dessus-tout une bonne bagarre suivi d'une bonne tournée. Et elle avait pu constater qu'il tenait bien l'alcool...

Elle se tourna vers son dernier compagnon de route, celui qui occupait le siège voisin dans la rangée d'à côté, et se figea. L'armure de combat russe l'observait également. Elle plongea son regard dans la visière, essayant voir au-delà.

"Vous être déjà allé dans Monde Perdu ?", lui demanda brusquement le Prolétaire, lui coupant ainsi toute sa concentration.

"Pardon ?"

"Excusez-moi, si je pas être très clair, modules linguistiques laisser à désirer. Je demander si vous avoir déjà voyagé dans Monde Perdu."

"Non, jamais."

"Alors, préparez-vous à crash..."

"Crash ?"', pensa Annabelle, "Il veut sans doute dire atterrissage..."

A ce moment-là, un parachute lui fut balancé sur les genoux. Elle jeta un regard noir à Camilla, qui, si elle le remarqua, ne broncha pas.

"Tu n'es peut-être pas au courant mais, d'ici 5 minutes, nous arrivons au dessus du Monde Perdu."

"Et c'est pour cela que tu me donnes un parachute ? Fallait vraiment pas..."

"Non, c'est parce, d'ici 5 minutes, comme pour tous les avions passant au dessus de ce secteur, les moteurs vont nous lâcher et que tu ne sais pas voler."

"C'est une blague ?"

"Non", fit Red depuis le fond, "C'est toujours comme ça. Prends ton barda et sautes."

Annabelle se tourna vers Camilla pour au moins essayer d'avoir le dernier mot. Mais celle-ci avait déjà ouvert la porte de l'appareil et sauté. Avant qu'elle ait le temps de réagir, Red avait fait de même. Elle regarda le Prolétaire enfiler péniblement un énorme parachute, empoigner son marteau et sa faucille et se diriger vers l'ouverture.

"Nous se retrouver en bas. Pas de soucis ?"

"Non, non..."

"Alors à tout de suite", fit-il en franchissant la porte.

Elle entendit le moteur commencer à avoir des ratés et enfila rapidement son parachute avant de le suivre.

"Dire que j'avais craint de m'ennuyer dans ce job..."

mercredi 6 mai 2009

Récit

Moscou, le Blue Dahlia, repaire de la Mafia Russe, bureau de Piotr Ivanov

Piotr Ivanov soupira devant son verre de Vodka. Il avait beau être craint et respecté, enfin surtout craint, les affaires marchaient moins bien qu'avant. Le gang de son rival Djughailich avait mis la main sur de l'armement lourd et commençait à envahir son territoire. Rien que la nuit dernière, il avait perdu six hommes et avait du battre en retraite en laissant deux de ses tripots à son rival.

Heureusement un homme l'avait contacté. Il affirmait être en mesure de régler le problème de Piotr. Et là cet homme était en face de lui et il ne plaisait pas au mafieux. Malingre, engoncé dans un imperméable défraîchi et le visage masqué d'une toile de jute, il parlait en plus d'une voix à la fois monocorde avec un drôle de débit. Et il n'avait même pas touché à son verre de vodka...

"Alors... nous sommes... d'accord ? Nous éliminons... votre concurrent... et ses serviteurs... En échange... nous ne demandons que... vous nous remettiez...trente de vos... "employées"....

Ça ne gênait pas Piotr de sacrifier trente de ses prostituées s’il pouvait liquider Djughailich et surtout ne plus revoir cet étranger.

"Marché conclu."

L'étranger se leva.

"Dans trois... jours, ce sera...fait."
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Trois jours plus tard, tous les membres du gang de Djughailich avaient été massacrés, leurs repaires incendiés et leurs biens passés sous le contrôle de Piotr. Et il avait de nouveau devant lui cet étranger.

"Nous sommes... satisfait de ... votre coopération... et de votre... paiement."

Piotr ne put s'empêcher de demander : "Qu'allez-vous en faire ?"

L'homme se pencha vers le mafieux, posant lentement ses mains sur la table, et le fixa droit dans les yeux.

"Croyez-moi, ... vous ne voulez pas ... vraiment ... savoir."

Piotr regarda attentivement le masque de l'homme et, devenant blanc comme linge, murmura un seul mot : "Strašák !".

L'Homme de Paille se dirigea alors vers la porte du bureau. En l'ouvrant, il regarda le gangster et souffla :

"Nous pensons... que nous ferons... de nouveau affaire... avec vous...."